Archives Mensuelles: février 2014

Parler tout seul…. Pour vous du magazine Bel Âge

Parler tout seul: c’est normal!

Par Jacqueline Simoneau

«Ça y est, je me parle encore tout seul!» Troublant? Rassurez-vous, vous ne perdez pas le nord: vous vous organisez!

«Bon!, j’ai fini de nettoyer la salle de bains. Je vais maintenant préparer le dîner», dit tout haut Monique. «Il ne faut pas que j’oublie d’aller chez le nettoyeur», lâche soudain René.

Ces petites scènes de la vie quotidienne évoquent quelque chose de familier pour vous? Pas étonnant. Bon nombre d’entre nous tiennent des conversations à haute voix, souvent sans même en être conscient. Bonne nouvelle toutefois: contrairement à ce que certains prétendent, ces monologues sonores ne sont pas l’apanage des personnes vieillissantes! L’habitude prend racine dès l’enfance. Les jeunes utilisent en effet largement le monologue. Une fois adulte, on met cependant un frein à celui-ci, sous prétexte qu’il est culturellement inapproprié de parler tout haut, seul à seul, en présence de quelqu’un. On soliloque moins, et uniquement en privé autant que possible!

Cela dit, selon la psychologue Suzanne Castonguay, il est cependant vrai que, avec l’âge, on a tendance à renouer avec cette habitude, non pas qu’on devienne sénile, mais plutôt par besoin de se sécuriser lorsqu’on vit une tension ou par désir de ne rien oublier malgré une mémoire plus capricieuse.

Ce qui nous incite à parler tout seul …

On s’organise. Une façon comme une autre d’établir ses priorités, de prendre une décision ou encore de ne rien oublier. Ainsi, Louise ne commence jamais sa journée sans détailler son horaire à voix haute. «Je le faisais inconsciemment, explique-t-elle. C’est ma sœur, en visite chez moi, qui me l’a fait remarquer. Après avoir bu ma dernière gorgée de café, je me lève et je dis tout haut ce que je vais faire dans ma journée, et ce, par ordre de priorité.» Gabriel, pour sa part, dit le faire quand il doit prendre une décision. «Ça peut être aussi bien quand je décide d’aller faire une course ou quand je dois réprimander un employé. On dirait que ça me donne l’élan nécessaire pour bouger.»

«En vieillissant, la résistance au stress diminue, souligne Suzanne Castonguay. Par conséquent, le taux d’anxiété est généralement plus élevé chez ces personnes. Pour être sûres de ne rien oublier ou de pouvoir planifier tout parfaitement, elles se parlent à haute voix. Comme si le fait de se l’entendre dire ajoutait quelque chose à la mémoire.»

On prépare une rencontre. «Je ne dois pas oublier de mentionner à mon médecin que je pars en croisière prochainement et que, depuis quelque temps, j’ai de fréquentes insomnies, se dit Patricia, qui avoue se parler tout haut avant tout événement anxiogène. Patricia est tout à fait normale! Le fait de répéter à voix haute des consignes ou encore ce que l’on va dire aide à se donner confiance et à atténuer la tension. Voilà pourquoi Colette utilise aussi cette méthode quand elle souhaite régler un conflit. «Je prépare mes répliques, raconte-t-elle. Je pratique même le ton sur lequel je vais les dire pour que mes propos correspondent à mes états d’âme ou qu’ils ne soient pas trop cinglants. Et puis, ça m’aide à modérer mes émotions. Au moment de la rencontre, je suis beaucoup moins agressive.»

On se motive. Pierre lance un sonore: «OK, je vais tout de suite aller au bureau de poste!» Et le voilà déjà parti. En fait, s’entendre dire que l’on va faire telle chose nous encourage à passer à l’action. «C’est une façon de dire: il faut que je bouge, que je fasse ce travail-là, explique Suzanne Castonguay. C’est un comportement que l’on adopte également quand on doit affronter une situation. On va alors se dire à voix haute: Go, go, t’es capable! C’est comme une coche de plus pour nous convaincre de le faire.» On fait la même chose quand on veut se féliciter pour un bon coup: «Tu t’es bien tirée d’affaire, ma grande!»

On se défoule.
Dans les situations de colère ou de grandes tensions, on a souvent besoin de se parler tout haut pour ventiler ses émotions. «En voiture, il m’arrive régulièrement de tempêter à haute voix après les autres conducteurs, avoue Odette. J’ai l’air d’une hystérique. Mais, tant pis, ça me fait du bien.» Au fond, toutes les émotions intenses, qu’il s’agisse d’une douleur ou d’une colère subite, font parler tout haut, même ceux qui n’en ont pas l’habitude.

On se concentre.
Se parler aide tout naturellement à fixer l’attention. «Quand il y a beaucoup de gens ou de bruit autour de moi, je n’arrive pas à me concentrer, explique Murielle. Dans ces moments-là, je dis à haute voix ce que je suis en train de faire, comme des calculs au travail. Ça m’évite de faire des erreurs.»

On s’ennuie. Il faut l’admettre: vivre seul n’est pas toujours facile. Le silence est parfois lourd à porter. Voilà pourquoi beaucoup de gens vivant seuls prennent l’habitude de monologuer. «C’est une façon de combler le vide, mentionne Suzanne Castonguay. La plupart du temps, on commence d’ailleurs à se parler tout seul sans même s’en rendre compte.» Certains vont même s’imaginer parler à quelqu’un, particulièrement s’il y a un manque de stimulation sociale. C’est le cas de Claire qui, malade, sort peu. «Depuis le décès de mon mari, il y a un an, je ne supporte pas le silence, dit-elle. Je m’ennuie de nos longues conversations. Alors parfois, même s’il n’est plus là physiquement pour m’entendre, je lui parle…» Cette façon de prolonger la relation avec le disparu peut effectivement aider à exprimer sa peine, sa colère, son ennui, pourvu qu’elle soit occasionnelle et n’empêche pas les contacts avec l’entourage.

On se critique. Malheureusement, nos monologues peuvent aussi miner notre confiance en nous et augmenter notre angoisse. Si l’on se dit, jour après jour: «Hé que je suis bête!» «Qu’est-ce qui va m’arriver ?» ou encore «Je suis donc malchanceux!», il y a de bonnes chances que ce genre de commentaires finisse par nous saper le moral. Alors, on reste positif, même en monologuant!

Comment réduire – ou camoufler! – ses monologues…

  • Prendre des notes. En mettant sur papier ce que l’on ne veut pas oublier, on n’aura plus à tout se répéter à haute voix.
  • Apprendre à relaxer. Les personnes détendues sont moins portées à réfléchir tout haut. On adopte donc des moyens de réduire le stress et de relaxer.
  • Adopter un animal. Quand on s’adresse à son chien ou à son chat, on n’a plus l’impression de se parler tout seul, et les autres ne nous jettent plus de drôles de regards!
  • S’isoler. Certains travaux nous incitent davantage à monologuer? On attend alors d’être seul pour les faire. Ainsi, on ne dérangera personne et l’on pourra se payer la traite!
  • Pianoter sur le volant. En auto, on se parle tout en pianotant sur le volant. Les autres conducteurs s’imagineront que l’on fredonne un air entraînant.

Formation en soins de fin de vie…

Formation de formateurs

Les soins de fin de vie en contexte de soins de longue durée

Formation off erte par l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal
Concepteurs
Patricia Pineault, Inf., M.Sc. Agente de recherche
Alain Legault, inf., Ph.D. Professeur agrégé, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal
Louise-Andrée Brien, inf., M.Sc. Professeure invitée, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal
Louise Francoeur, inf., M.Sc., DESS bioéthique. Conseillère en soins infirmiers spécialisés, IUGM,
Professeure de formation pratique adjointe, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal
Dre Yvette Lajeunesse, M.D, agente de recherche. «Médecin répondant»
FORMULAIRE D’INSCRIPTION
Les vendredis 28 mars-4 avril et 11 avril 2014,
de 8h30 à 16h30
Nom :
Prénom :
Titre d’emploi :
Établissement :
Adresse :
Ville :
Code postal :
Tél. domicile :
Tél. travail :
Télécopieur :
Courriel :
(Une confirmation d’inscription vous sera transmise par courriel)
Un reçu et une attestation de participation vous seront remis lors de
la formation.
Modalités d’inscription Inscription par la poste seulement, à l’attention de :
Émilie Caron, Adjointe – Événements et formations
4565, chemin Queen-Mary, Montréal (Québec) H3W 1W5

Veuillez joindre votre paiement au formulaire d’inscription.

Chèque libellé à : Institut universitaire de gériatrie de Montréal.
Inscriptions retenues sur réception du paiement seulement.
Tarif
650,00 $ avant le 7 mars 2014,

700,00 $ après cette date.   20 % de rabais sera appliqué pour chaque inscription supplémentaire d’un
même établissement.

520 $ avant le 7 mars, 560 $ après cette date.

Le prix inclut les notes de cours, le matériel pédagogique nécessaire à la
mise en oeuvre de la formation et les pauses-santé.

Dîners non compris.
Nombre maximum de participants : 16

Si le nombre d’inscriptions n’est pas suffisant, il se peut que la formation
soit annulée ou reportée. Nous ne sommes pas responsables de vos
dépenses encourues dans le cas de l’annulation de la formation si les
inscriptions sont insuffisantes.
Date limite d’inscription
Le vendredi 21 mars.
Politique de remboursement
Aucun remboursement ne sera accordé pour annulation après
le 21 mars 2013. Avant cette date, des frais d’annulation
de 25$ seront retenus

Compétences visées par la formation
Au terme de la formation, le participant aura développé les compétences suivantes :
• Mettre en oeuvre le programme de formation déjà existant sur « Les soins de fin de
vie en contexte de soins de longue durée » afin de former d’autres professionnels
sur le sujet;
• Accompagner le développement des compétences en soins de fin de vie des
membres de l’équipe interprofessionnelle.
Intentions pédagogiques
Au terme de la formation, le participant sera capable de :
• Situer la formation sur « Les soins de fin de vie en contexte de soins de longue
durée » dans un projet d’amélioration des soins;
• Intégrer les principes de la formation par compétences à la mise en oeuvre de la
formation dans son milieu de travail;
• Mettre en pratique les formules pédagogiques actives proposées par le programme
de formation sur « Les soins de fin de vie en contexte de soins de longue durée ».
Crédits de formation
• La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, organisme agréé en
formation continue par le Collège des médecins du Québec, reconnaît 6 heures
de crédits de catégorie 1 aux participants à cette activité (pour chacune des
journées de formation), pour peu que le code d’éthique du Conseil québécois de
développement professionnel continu des médecins (CQDPCM) soit respecté.
• La Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal accordera aux
infirmières 6 heures de formation accréditées (0,6 UFC) par journée de formation,
soit 1,8 UFC pour la formation complète.
Clientèle cible
La formation s’adresse à tous les professionnels et intervenants oeuvrant en soins de
longue durée, possédant une un intérêt en soins de fin de vie, du leadership et une
capacité à accompagner les changements.
Une expérience en pédagogie serait un atout.
Structure de la formation
La formation est présentée en trois jours, répartis sur une période d’environ trois
semaines. Les participants doivent prévoir du temps de préparation individuel entre
ces journées, puisque chacun aura à mettre concrètement en pratique l’une ou
plusieurs des formules pédagogiques proposées au cours de la formation.
Contenu de la formation
JOUR 1
• Présentation du programme de formation sur « Les soins de fin de vie en contexte
de soins de longue durée » : sa genèse, son approche pédagogique, sa structure,
etc.
• Prémisses pédagogiques d’un programme de formation par compétences en
formation continue.
• Exploration active de formules pédagogiques utilisées dans le programme de
formation : études de cas, ateliers éthiques, ateliers de communication et groupe
de pratique réflexive.
JOUR 2
• Approfondissement des formules pédagogiques utilisées dans la programme de
formation.
JOUR 3
• Poursuite de l’approfondissement des formules pédagogiques utilisées dans le
programme de formation.
• Discussion sur l’implantation du programme de formation dans les milieux de
travail des participants.
• Bilan des apprentissages.
Photos par Roger Lemoyne © Leçons de vie®
Lieu de la formation
Institut universitaire de gériatrie de Montréal
4565, chemin Queen-Mary, Montréal (Québec) H3W 1W5
Salle A-4212, 4e étage, bloc de formation.

Stationnement
Disponible à l’arrière du bâtiment (payable directement à l’un
des trois horodateurs extérieurs, en argent comptant ou par
carte de crédit).
Renseignements
Emilie Caron
Adjointe – Événements et formations
Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM)
Tél. : 514 340-2800, poste 3142
Téléc. : 514 340-2107
Courriel : expertise.iugm@ssss.gouv.qc.ca

Une mission au Guatemala…

C O M M U N I Q U É  D E  P R E S S E

 

UNE MISSION AU GUATÉMALA DÉDIÉE À LA MÉMOIRE DU Dr NORMAND GIARD

 

St-Hyacinthe, le 21 janvier 2014 –

Guy Giard, artiste et conférencier, participera à une mission humanitaire au Guatémala, du 1er au 8 mars prochains, et il dédie son projet à la mémoire de son père, le Dr Normand Giard, neurologue originaire de Ste-Rosalie et infatigable travailleur, notamment à l’Hôpital Honoré-Mercier. Guy Giard fera partie d’une équipe internationale de bénévoles qui visiteront hôpitaux, écoles et résidences pour personnes âgées au Guatémala. Les bénévoles apporteront rires et sourires puisqu’il s’agit d’un projet dirigé par le Dr Patch Adams, précurseur de l’utilisation du rire en milieu médical. Agissant comme clown humanitaire, Guy Giard veut contribuer à soulager la misère au moyen du rire, de l’amour et de la compassion. À ses yeux, il s’agit d’une mission qui s’inscrit en droite ligne avec le travail de son père auprès de ses patients: «Je suis fier de continuer dans ses traces et de perpétuer son souvenir!» Guy Giard organise présentement une levée de fonds de 2700 $ pour financer son voyage. En retour de leur contribution, les donateurs pourront recevoir différents items, dont une copie de son livre à paraître, Comment le rire transforme les vies, qui comprendra un chapitre sur son expérience au Guatémala. «Laissez-moi être vos yeux, vos oreilles, mais surtout votre coeur au Guatémala!», lance le clown humanitaire. On peut contribuer en ligne à cette levée de fonds en allant au http://www.guygiard.com

SOURCE:

Guy Giard – Tél.: 514-989-2350

guygiard@vif.com

http://www.guygiard.com

Merci Scorlarship

Une mission au Guatémala…

C O M M U N I Q U É  D E  P R E S S E

 

UNE MISSION AU GUATÉMALA DÉDIÉE À LA MÉMOIRE DU Dr NORMAND GIARD

 

St-Hyacinthe, le 21 janvier 2014 –

Guy Giard, artiste et conférencier, participera à une mission humanitaire au Guatémala, du 1er au 8 mars prochains, et il dédie son projet à la mémoire de son père, le Dr Normand Giard, neurologue originaire de Ste-Rosalie et

infatigable travailleur, notamment à l’Hôpital Honoré-Mercier. Guy Giard fera partie d’une équipe internationale de bénévoles qui visiteront hôpitaux, écoles et résidences pour personnes âgées au Guatémala. Les bénévoles apporteront rires et sourires puisqu’il s’agit d’un projet dirigé par le Dr Patch Adams, précurseur de l’utilisation du rire en milieu médical. Agissant comme clown humanitaire, Guy Giard veut contribuer à soulager la misère au moyen du rire, de l’amour et de la compassion. À ses yeux, il s’agit d’une mission qui s’inscrit en droite ligne avec le travail de son père auprès de ses patients: «Je suis fier de continuer dans ses traces et de perpétuer son souvenir!» Guy Giard organise présentement une levée de fonds de 2700 $ pour financer son voyage. En retour de leur contribution, les donateurs pourront recevoir différents items, dont une copie de son livre à paraître, Comment le rire transforme les vies, qui comprendra un chapitre sur son expérience au Guatémala. «Laissez-moi être vos yeux, vos oreilles, mais surtout votre coeur au Guatémala!», lance le clown humanitaire. On peut contribuer en ligne à cette levée de fonds en allant au http://www.guygiard.com

 

SOURCE:

Guy Giard – Tél.: 514-989-2350

guygiard@vif.com

http://www.guygiard.com

Carte interactive pour connaître la date de chargement de la neige..

 

Nouveauté à l’arrondissement du Sud-Ouest : création d’une carte interactive pour connaître la date de chargement de neige de sa rue.

Montréal, le 5 février 2014 – À la suite des bordées de neige des derniers jours, l’arrondissement du Sud-Ouest procédera au chargement de la neige de ses rues à partir de jeudi 6 février, 7 h. Les résidents qui souhaitent connaître la date de chargement de neige de leur rue au cours des prochains jours peuvent le faire en consultant une carte interactive maintenant disponible sur le  <http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7757,84459659&_dad=portal&_schema=PORTAL> site Web de l’arrondissement.

 

Le fonctionnement de cette carte est tout simple et pareil à la populaire  <http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7757,104731618&_dad=portal&_schema=PORTAL> carte interactive de zonage, aussi offerte sur le site Web de l’arrondissement. Sur la page « Carte interactive de chargement » de la section « Déneigement », le visiteur entre son code postal ou son adresse civique à l’endroit indiqué sur la carte. Une fois cela fait, il obtient la date et la période de la journée approximatives où les équipes de chargement devraient passer dans sa rue afin de ramasser l’accumulation de neige sur les côtés de la chaussée. « Ces données sont fournies à titre indicatif seulement afin de mieux informer les citoyens. Plusieurs facteurs peuvent venir changer la donne et ralentir le chargement comme l’arrivée d’une nouvelle bordée de neige, le nombre de remorquages ou encore des bris d’équipement. Si c’est le cas, le chargement se déroulera au cours de la journée suivante. Le retard devient plus important? Nous l’indiquerons alors sur notre site Web », explique le maire Benoit Dorais.

 

« Bien sûr, cette carte ne remplace pas les panneaux d’interdiction de stationnement orange que nous plaçons quelques heures avant l’enlèvement de la neige après une tempête. Les automobilistes peuvent toutefois se stationner gratuitement pour la nuit à l’un des sites de l’arrondissement, soit le complexe récréatif Gadbois, le parc Angrignon et la Place Saint-Henri », ajoute monsieur le maire.

 

Outre la carte interactive, la section « Déneigement » héberge aussi une foire aux questions, qui fournit des réponses aux interrogations les plus souvent soulevées par la population et des informations quotidiennes sur les opérations en cours. « La section “Déneigement” a été créée afin de mieux faire connaître les défis que rencontre notre arrondissement pour mener efficacement et sans coûts exorbitants les opérations de déneigement au cours d’un hiver. On y explique, notamment, que les chargements de neige suivent des parcours qui se veulent optimums, établis d’avance et qui restent les mêmes pour tout l’hiver », précise le maire Benoit Dorais.

Le saumon, bon ou mauvais pour la santé?…

Voici une réaction écrite suite au visionnement d’un reportage sur le saumon. Je vous suggère de bien lire cet écris. Tout ça donne encore plus à réfléchir…

Bertrand Charron

Saumon ou sa couverture médiatique…. Et en espérant ne pas voir ces propos censurés…

Si l’on veut à tout prix se pencher sur l’origine [douteuse] des produits alimentaires que nous consommons quotidiennement, il n’est pas besoin d’aller en Scandinavie ou en Asie.. Pourquoi ne pas se pencher sur toute la filière agro-alimentaire française dont nos bonnets rouges et politiques sont si fiers. Ce reportage, très intéressant pour plusieurs raisons, n’en est pas moins bourré de « raccourcis » et parfois d’inexactitudes.
Il n’est un secret pour personne que les poissons de la mer Baltique sont en grande majorité impropres à la consommation, interdit d’exportation à d’autres pays de l’UE ; et qu’exception n’a été faite que pour les pays riverains qui en on fait la demande. Ceux qui se retrouvent dans les farines animales sont des espèces pélagiques en bas de la chaine alimentaire dûment testés pour dioxine et autre contaminants, et leurs usage n’est pas autorisé si ces taux deviennent hors limite. La grande majorité des poissons rentrant dans la composition des ‘croquettes’ pour saumon, ne proviennent pas de la Baltique mais de l’Atlantique Nord-Est, et du Pacifique Sud. Par contre, pourquoi par exemple ne pas demander en France à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) pourquoi elle n’a plus que des crédits (gouvernementaux) restreints pour tester la dioxine/les PCBs dans les espèces et produits de la mer issus de la Baie de Seine et d’ailleurs… alors que « Les résultats des plans de surveillance et de contrôle mis en œuvre depuis 2005 dans la région baie de Seine ont montré que certaines espèces de poissons présentaient des niveaux de contamination supérieurs aux valeurs réglementaires. » : tourteaux contiennent des dioxines supérieures aux normes, de même pour les maquereaux >40cm et toutes des sardines… La proximité avec les pêcheurs aux bonnets rouges ferait-elle peur à Envoyé Spécial… Pourquoi a-t-il fallu si longtemps pour que l’on déclare les poissons du Rhône et de la Saône impropre à la consommation (cf. dioxine) alors que pendant de longues années moult pêcheurs s’en faisait une fierté de le consommer?
Si l’on veut absolument se pencher sur la « génétique » – et c’est un sujet qui en vaut la peine – [PS : je suis personnellement absolument ‘contre’ le ‘FrankenFish d’AquaBounty sur lequel la FDA doit se prononcer et que j’ai pu voir de mes propres yeux en visitant leurs labo au Canada ; n’empêche que l’affirmation sur le plateau d’Envoyé Spécial selon laquelle « il grossi 4 fois plus gros et 11 fois plus vite » est parfaitement fausse ! Il grandit effectivement jusqu’à 11 fois plus vite, mais sa taille adulte reste la même – encore un ‘petit’ raccourci sur l’information qui embelli à merveille le plateau de saumon toxique servi ce jour là aux téléspectateurs [et de ne pas s’attarder sur le fait que tous les éleveurs de saumons sont absolument contre l’usage hypothétique à l’avenir du saumon OGM ‘AquAdvantage’]… Pourquoi ne pas s’intéresser au fait que la grande majorité de la bière produite/consommée en France (& ailleurs) utilisent des levures produites par des bactéries transgéniques (OGM, idem pour beaucoup de nos bons fromages bien français…). Et sans parler de moult médicaments dont nous sommes – nous les Français – leader mondiaux de la consommation, de la vitamine B, etc… Mais ne faisons pas d’amalgame entre les produits issus d’OGM et les OGM consommés directement, pas plus que nous devons confondre la France avec le reste du monde, les saucisses de Strasbourg ou le cervelas (au ‘plasma’ de porc, fabriqué en Bretagne…) avec l’andouillette maison, et ne mélangeons pas surtout pas à toutes les sauces tous les aliments, bonbons et autres pilules à avaler : le résultat serait un peu indigeste.
Pourtant si c’est la première impression que le visionnage de ce reportage provoque en nous, il en est de même de la méthode journalistique employée pour obtenir ce documentaire (« exceptionnel »).
J’ai pu avoir réponse à une dizaine de question vendredi suite au programme d’Envoyé Spécial de jeudi de la part du NIFES (Institut de recherche norvégien sur les produits de la mer & la nutrition) présenté comme ayant fait « pression » sur l’ex-employée Victoria Bohne et ne pas avoir publié ses travaux, en contactant directement le PDG de l’organisation: Pourquoi ne pas avoir publié l’interview que Nicolas Daniel a eu avec le Dr Robin Ørnsrud au sujet ‘du cas Victoria Bohne’ et de sa thèse/ de ses travaux sur l’ethoxyquine. Pourquoi ne pas avoir mentionné le fait qu’elle a en fait publié deux articles avec NIFES en 2010, et en 2011 alors « qu’on » présente ses travaux comme « non publiés », et à publier « dès que possible » ? Bien sûr, dans le pourquoi du comment, les choses sont en réalité un peu plus compliquées que ce qu’on veut parfois nous faire croire. Et que certains faits ne servent pas forcément la thèse du journaliste. Pourquoi, aussi, taire le fait que le NIFES a déjà communiqué sur l’’EQ’ et y consacre une page entière sur son site web dès 2011 (http://www.nifes.no/index.php?… – y compris en utilisant des test & mesures utilisant la meme limite de 0.005 mg/kg citée pas Envoyé Spécial dans d’autres aliments/nourriture et pour laquelle limite Envoyé Spécial ne trouve rien à redire…?
Cette fameuse ethoxyquine (E324) employé dans les ‘croquettes pour saumons’ est aussi employée dans bien d’autres aliments pour bétail (notamment porc) que nous mangeons tous les jours: pourquoi ne pas demander aux éleveurs bretons s’il ne donnent pas eux aussi à manger des aliments comportant de l’ethoxyquine ? (Et en passant : pourquoi ce silence médiatique au sujet de l’impact environnemental de la filière agro-alimentaire industrielle mondiale/française/bretonne…]), sans parler des algues vertes…
Si l’on veut se poser de vraies questions, commençons à tous être honnêtes avec nous même, avec ce que nous mangeons, buvons et respirons (y compris les micoparticules de diesels subventionnées par l’Etat français et déclarées ouvertement comme « cancérigènes » par l’OMS), utilisons pour nous déplacer, nous chauffer, pour nos vacances et nos loisirs, etc…. Le résultat n’est pas franchement écologique et/ou sans danger pour la santé individuelle et collective des gourmands consommateurs que nous sommes en France… M’enfin… Ah nos bons produits du terroir…
Ceci dit, bien sûr qu’il faut continuer de se pencher sur l’emploi de l’ethoxyquine : l’autorité européenne de sécurité des aliments (l’EFSA) dit bien dans un document de juillet 2013 (http://www.efsa.europa.eu/fr/e… qu’elle ne reconnait pas comme valides les conclusions et la dose maximale décidée (uniquement) pour l’ethoxyquine dans la poire par le FAO/WHO Codex alimentarius de 0.005 mg/kg (cette limite que ne débat pas Envoyé Spécial), et qu’elle recommande que de telles normes soient enfin considérées par les experts pour TOUS les produits alimentaires, pas seulement le saumon. Ceci est en effet préoccupant pour les consommateurs et TOUTE la filière agro-alimentaire (y compris le saumon d’élevage) doit rester sous l’œil vigilant des médias.
Je suis (NB : du verbe « suivre ») la filière du saumon d’élevage depuis longtemps (et quand je fut contacté par Envoyé Spécial en avril dernier, « on » n’a pas voulu que je parle du saumon; ‘ils’ ont (plutôt « il a ») plutôt insisté que je parle du panga ; ma discussion devant caméra (au congrès ‘Seafood’ de Bruxelles) sur le marché du panga et les progrès en cours avec & mon interview avec le Ministre de la Pêche du Vietnam n’ont pas non plus été utilisés, en fin de compte). Je suis au courant de la multitude des sujets à traiter (je ne ménage pas non plus mes critiques en termes d’opposition à l’aquaculture, à ses impacts), mais aussi des énormes progrès fait en l’espace de quelques années…
Pour les antibiotiques : pourquoi ne pas mentionner aussi le fait qu’en moyenne (car chaque société/élevage se comporte différemment, certains n’en emploient pas du tous, d’autres plus ; certains pays aussi sortent du lot [actuellement plutôt le Chili] les éleveurs de saumons consomment près de MILLE fois moins d’antibiotiques qu’il y a une quinzaine d’années (et restent bien en deçà des limites en termes de sécurité alimentaires) alors que dans le même temps l’agriculture française n’a diminué son usage que de 30-40%. Et si on veut vraiment d’attaquer aux problèmes humains de résistance aux antibiotiques, mieux vaudrait se pencher sur l’usage que nous en faisons – nous les Français – sur les conseils de nos médecins (et de l’industrie qui les conseils), dans nos hôpitaux (dont nous sommes si fiers & ce justement à beaucoup de titres)…
Oui, Envoyé Spécial a bien eu raison de se pencher sur la question de ce qui rentre en compte/ dans la composition du saumon d’élevage, dans notre nourriture en général. Dommage que c’eut été fait à la « va vite » malgré sa déclinaison d’« Exceptionnel » reportage. Mais «qu’il » le fasse objectivement, professionnellement, et peut-être sans courir aussi vite vers une course au ‘sensationnalisme’ qui sied mal aux journalistes de France 2, à moins – au moins – de vérifier les faits énoncés et en donnant au moins la parole (ou en la publiant, ce qui revient au même) à tous les interlocuteurs.
Il serait notamment intéressant de comparer – dans un ‘panier’ complet d’aliments de notre quotidien d’où viennent les contaminants (et à quelle dose ?) sans faire des gesticulations journalistiques quand les niveaux sont de dizaine/centaines de fois inférieurs aux seuils minimaux, et en insistant sur les dépassements de seuils… Comparons donc ce qui se trouve dans nos fruits et légumes et viandes français, regardons ce qui est vraiment polluants (divers impacts environnementaux/carbone en utilisant les méthodes de ‘lifecycle assessment – LCA’ etc… sur toutes la filière, ‘de A à Z’), cancérigènes, etc… et dans quelles doses (comparons ce qui est comparable : grammes de XX / gramme de produit alimentaire/consommation quotidienne/annuelle) et ACTONS (plutôt que d’être hypocrites): cessons de manger, de respirer tous ce qui a de néfaste (et accessoirement d’habiter dans la plupart des villes et à Paris notamment – haut lieu de la pollution cancérigène au diesel – ce qui remettrai d’aplomb le marché de l’immobilier…) et cessons de [vouloir] travailler dans tous ces secteurs d’activités polluants (y compris l’agriculture intensive à la « campagne », bien sûr).
Regardons aussi ce qui rentre en compte dans la fabrication de nos logis, de nos appareils/habits, de nos infrastructures (quel impact pour cette autoroute/ce ‘periph’ que nous employons tous), de nos consommation énergétiques (nucléaire soit, mais aussi les énergies renouvelables : qu’elle est la véritable empreinte carbone [pour ne citer qu’elle] de la construction d’une éolienne de 2MW : pour la fabrication de ses composants & de son socle de bétons de centaines de tonnes, pour les engins qui y travaille pendant des mois : et au terme, pour quelle balance énergétique/carbone ?], etc… etc…
Il ne faudrait pas non plus oublier de faire des comparaisons régionales/internationales (nous vivons dans un marché mondial de l’alimentation, on ne peux pas se contenter d’un échantillon et de généraliser à la planète – surtout si on choisi l’échantillon en question) et de renouveler le tout régulièrement, car le tout change constamment et ne sont que des représentations statistiques et parfois bien aléatoires d’un « marché » en constant mouvement.

Mais voilà, tout ceci demande le rigueur, du temps, de l’argent, et exigent de partir dans une telle enquête sans parti-pris.
Cessons de toujours prendre les choses hors de leur contexte en se cachant des impératifs et des lobby-non dits pour faire un reportage qui se veut révélateur tout en continuant à ne rien faire de plus. Une telle « enquête » ne pourrait jamais passer le premier échelon d’un comité de lecture scientifique, mais certaines des questions abordées méritent effectivement d’être suivies : notamment la question de normes pour l’ethoxyquine utilisé dans la nourriture d’espèces (et pas seulement le saumon – ou « le crocodile » – mais aussi le poulet, le bœuf et le porc pour ne citer que les principales espèces consommées par les Français) destinées à la consommation humaine.
Il y a beaucoup de mythes, de non-dits, de lobbying et d’activisme : la « vérité » (nom féminin pas du tout singulier) est quelque part au milieu de tout cela, et elle change constamment : soyons critiques et toujours prêts à nous remettre en question ! Le saumon suscite lui beaucoup – et depuis longtemps – plus l’attention des médias en quête de « scoop », bien plus que d’autres « protéines »/espèces… Et pourtant si nous savions… La aussi on pourrait parler de « complot » et il faut aussi bien s’imaginer que ceci est le résultat de lobbys comme les autres et qu’en fin de compte il y est souvent questions d’enjeux économiques et politiques… ici comme ailleurs.
Non : tous ce qui est vert n’est pas toujours bon, et pareillement, tous ce qui est rouge n’est pas toujours mauvais… France 2 : Soyez moins ‘bleu/blanc/rouge’ et faites plus de journalisme objectif et multicolore! N’oubliez pas non plus de relier les couvertures
médiatiques : les médias/le public/nous ne pouvons pas d’un côté nous insurger contre le diabolique saumon d’élevage ou autre norvégiens, et de l’autre contre le sort injuste des employés ‘Kritsen Marine Harvest’ en Bretagne. C’est aussi ce genre de reportage qui peut faire perdre des emplois. Idem pour le poulet/porc, etc…

Bref cet Envoyé Spécial me laisse sur ma faim, moi qui ‘me bats’ depuis longtemps pour plus de transparence de la part de l’industrie du saumon, et travaille à la faire progresser : ce genre de reportage ne fait qu’envenimer le débat et ne prenant le parti des extrêmes (il aurait « suffit » de prendre les arguments de uns et de les opposer aux autres, dans un premier temps, et d’y apporter – suite à une investigation un plus (scientifiquement) poussée – de véritables éléments de réponse et de « scandale »… Que nenni, mieux vaut taper sur le saumon (étranger) que sur notre bon porc et autres tourteaux français.
En attendant, je m’en vais de ce pas aux champignons (à les bons ceps !) qui ne comportent plus (je l’espère) de traces radioactives des suites du passage du nuage (n’existant qu’à posteriori, ce qui en fait un anachronisme antéchronologique) de Chernobyl…
Bertrand Charron / Rédacteur en Chef de SeafoodIntelligence.com