Archives Mensuelles: août 2024
Nouvelle de Concertation Ville-Émard-St-Paul
Bienvenu Louis-Thomas Kelly!
Louis-Thomas est en poste comme Agent de développement Sécurité Alimentaire
depuis le 18 juillet 2024. Il succède à Flora Baldit qui est retournée en France.
Louis-Thomas vient de revenir à Montréalsuite à des études doctorales auprès du Amsterdam School for Heritage and Memory sur les méthodes d’engagement des citoyens.nes à Montréal.
Louis-Thomas a également une formation en urbanisme et en design, mais aussi en recherche et en intervention communautaires. Sa maîtrise en urbanisme est axée sur les méthodes créatives et artistiques de l’urbanisme, ainsi que sur l’étude de l’agriculture urbaine et des systèmes alimentaires.
Parallèlement à ses études, Louis-Thomas a travaillé comme chef cuisinier pendant de
nombreuses années. Pour cette raison, il a un intérêt particulier pour les systèmes
alimentaires, l’agriculture urbaine et la gastronomie. C’est un plaisir de t’avoir parmi nous!
ROPASOM Concertation aînée Sud-Ouest ropasom.concertation.ainee@gmail.com
Les infos du vendredi
ROPASOM Concertation aînée Sud-Ouest ropasom.concertation.ainee@gmail.com 18 août 2024 à 07:26
L’actualité de Concertation
18/08/2024 07:26 Gmail – Les infos du vendredi
Des lunettes sur internet?….Pas vraiment.
Acheter des lunettes sur internet: une bonne chose?
Par Marie-Josée Roy
Quand il s’agit de s’offrir de nouvelles lunettes, certains consommateurs optent pour l’achat en ligne. Quels sont les tenants et les aboutissants d’une telle démarche? On en discute avec le Dr Jean-Marie Hanssens, optométriste et professeur agrégé à l’École d’optométrie de l’Université de Montréal.
Quels sont les avantages d’acheter des lunettes en ligne?
Du point de vue du consommateur, le premier avantage est d’abord le prix. Il y a aussi la facilité: on peut faire ça de chez soi, sans se déplacer. Finalement, les consommateurs nous rapportent qu’ils sont moins limités au niveau du choix de montures. On est dans un inventaire beaucoup plus large, même si un magasin peut offrir le même inventaire en commandant les lunettes en essai.
Quels sont les inconvénients d’un tel achat?
Comme la majorité des sites sont situés à l’étranger, ils sont dérèglementés et peuvent vendre des lunettes sans ordonnance. Les lunettes ont un côté mode, mais ce sont d’abord et avant tout des orthèses visuelles. On corrige la vue des gens. C’est un vrai danger d’acheter en ligne parce que les personnes peuvent changer la force de leurs verres, ne plus faire d’examen et indiquer eux-mêmes des puissances approximatives, celles qu’ils avaient il y a six, sept ou huit ans. De plus, les consommateurs n’ont pas de recours en cas de pépin. Souvent, c’est un logiciel qui traite la commande et le site n’emploie qu’un technicien pour faire le taillage. Il n’y a pas de professionnel. Les optométristes et les opticiens du Québec n’ont pas le droit de vendre des lunettes en ligne parce qu’il n’y a pas encore d’outils efficaces pour prendre les mesures correctement. On n’arrive pas à reproduire ce qu’on parvient à faire en direct avec de vraies lunettes sur le visage des gens.
Quels sont les besoins particuliers auxquels les aînés doivent porter attention quand ils achètent des lunettes?
Tous les verres particuliers, comme les verres progressifs, les bifocaux et les verres de proximité, nécessitent un centrage très précis. Ce n’est pas le visage de la personne qu’on mesure, mais bien les lunettes placées sur le visage. On doit faire cette étape en personne. L’achat en ligne est aussi risqué pour les myopes, dont les lunettes nécessitent des centrages particuliers et des examens fréquents, de même que pour les consommateurs qui ont des prescriptions moyennes à fortes, qu’ils soient myopes, hypermétropes ou astigmates. Leur condition exige de prendre en considération plusieurs aspects au niveau du choix des verres, mais aussi de la monture.
Qu’en est-il de l’achat de verres de contact en ligne?
C’est encore plus risqué! On ne fait pas de prescription pour les verres de contact: on doit l’ajuster à partir de la prescription de lunettes. Le professionnel fait essayer les verres de contact au consommateur et vérifie que la puissance, le mouvement, le centrage et la rotation sont adéquats. Si on les magasine en ligne, on ne connaît pas leur provenance et on n’a pas la certitude d’avoir commandé les bonnes puissances, la bonne courbure et le bon matériau.
L’IMPORTANCE DE L’EXAMEN
Le Dr Hanssens est formel: il est essentiel de ne pas négliger les examens de la vue, même si
on choisit d’acheter ses lunettes ou ses lentilles cornéennes en ligne.
«Les gens doivent continuer à faire leurs examens. Pour les verres de contact, on recommande des examens annuels en raison des risques d’infection plus élevés», explique-t-il.
De plus, les glaucomes et autres maladies de l’œil risquent de passer sous le radar si on néglige
de consulter régulièrement un optométriste ou un ophtalmologiste. «C’est pour ça que la vente
de lunettes au Québec est légiférée avec une ordonnance: pour permettre d’avoir un examen
à fréquence régulière.»
Fumée de chauffage au bois
La santé des résidants des régions à risque
L’exposition à la pollution provenant du chauffage résidentiel au bois a un effet plus dévastateur sur la santé des résidants des régions que celle provenant du transport routier ou des industries. Le constat d’une nouvelle étude de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) est tel qu’il recommande aux municipalités en périphérie des grands centres de durcir la réglementation sur les appareils de chauffage.
Ce qu’il faut savoir
En 2023, un bilan rendu public par Santé Canada a révélé que les particules fines provenant de la combustion résidentielle provoquent plus de décès prématurés au Québec que tous les autres polluants.
Au Québec, depuis 2009, tous les appareils de chauffage en vente doivent être certifiés EPA ou CSA, pour émettre moins de particules fines.
Entre 2015 et 2020, la norme au Québec est passée de 4,5 grammes de particules fines par heure à 2,5 g/h.
Les particules fines (PM2,5 microns de diamètre) dans l’air sont les grandes coupables, été comme hiver.
À la demande du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), des chercheurs de l’INSPQ ont modélisé l’impact annuel des polluants de l’air dans huit secteurs : Québec-Limoilou, Sherbrooke-Estrie, Trois-Rivières et Bécancour, Sorel, Saint-Hyacinthe, Témiscamingue, Rouyn-Noranda et Saguenay. Même si le contrôle des émissions provenant des industries demeure nécessaire, la diminution des émissions causées par le chauffage résidentiel au bois serait « plus bénéfique sur les populations », conclut le centre d’expertise et de référence en matière de santé publique au Québec.
« Localement, la combustion résidentielle au bois (PM2,5) continue d’être responsable de la moitié de la pollution dans l’air », a résumé en entrevue avec La Presse la chercheuse principale de l’étude, Audrey Smargiassi, de la Direction de la santé environnementale au travail et de la toxicologie du Québec, également professeure titulaire à l’Université de Montréal.
Le rapport de recherche de l’INSPQ, publié en décembre 2023, a été produit à la demande du MELCCFP. Il a été obtenu par La Presse en vertu de la loi sur l’accès à l’information. À travers divers graphiques, les experts décortiquent des scénarios d’émissions issues du chauffage résidentiel au bois, de son abolition, et l’élimination des émissions associées à l’agriculture, aux véhicules hors route et aux activités industrielles. Les données analysées sont tirées d’imageries satellitaires et de mesures de stations d’échantillonnage.
Réduction possible
L’équipe de chercheurs a constaté qu’il serait possible de réduire de 30 % les concentrations journalières moyennes de PM2,5 s’il y avait un virage généralisé vers des appareils certifiés de type EPA (pour l’Environmental Protection Agency des États-Unis). Seul le Témiscamingue aurait une réduction moins prononcée, évaluée tout de même à 15 %, indique-t-on.
« L’impact sur la santé des particules fines est démontré depuis longtemps. Le chauffage au bois contribue aux risques. En le réduisant, on va effectivement améliorer la qualité de l’air. Je vous dirais que même en éliminant complètement le chauffage résidentiel au bois, il demeurerait dans l’air 50 % des particules fines en région », précise l’experte Smargiassi.
Les particules voyagent avec les masses d’air. Elles peuvent provenir de sources très lointaines, par exemple du transport dans les grandes villes américaines ou du nord de l’Ontario.
Audrey Smargiassi, chercheuse principale de l’étude
Chemin faisant, les experts ont analysé les décès associés à l’exposition chronique aux PM2,5 dans les huit secteurs ciblés. Ils ont étudié d’autres effets associés, comme les symptômes respiratoires de l’asthme, de la bronchite chronique chez l’adulte et aiguë chez l’enfant, les visites aux urgences et les hospitalisations pour des problèmes respiratoires et cardiaques. À l’instar d’un rapport de Santé Canada, les chercheurs concluent que les taux de mortalité annuels associés à l’exposition chronique aux particules fines provenant de la combustion au bois sont plus élevés en région que ceux liés aux autres polluants (O3, NO2 et SO2), entre autres le dioxyde de soufre provenant de la combustion fossile.
À Montréal et à Laval, il est interdit d’utiliser un appareil émettant plus de 2,5 grammes de particules par heure. La Ville de Québec a emboîté le pas cette année en obligeant les propriétaires de poêles à bois et de foyers à les enregistrer. À partir de septembre 2026, seuls les appareils certifiés seront permis. À partir de 2030, la capitale nationale interdira d’utiliser des foyers d’ambiance.
« La certification n’est pas une panacée »
Ailleurs au Québec, la réglementation en matière de poêles à bois demeure permissive. Les villes de Sherbrooke, Trois-Rivières, Sorel, Saint-Hyacinthe, Témiscamingue, Rouyn-Noranda et Saguenay ont confirmé qu’il n’y avait pas de certifications obligatoires des appareils.
À la Ville de Saguenay, par exemple, le conseiller aux communications, Dominic Arseneau, a expliqué que le chauffage au bois est « totalement permis », mais qu’il y a des « normes de sécurité » émises par le service d’incendie régional à respecter.
À Trois-Rivières, la direction des communications a précisé par courriel qu’elle « n’a pas adopté de réglementation spécifique puisque les normes de fabrication et d’utilisation des appareils combustibles au bois relèvent des gouvernements, et que l’installation est encadrée par le Code du bâtiment ».
Daniel Vézina a fondé le regroupement Familles pour l’air pur. « Nous sommes un petit groupe, l’enfant pauvre de l’environnement », estime-t-il. Selon lui, il faut se poser des questions sur la norme sociale à normaliser les feux de foyer intérieur pour l’ambiance et les feux de camp en été.
« La certification n’est pas une panacée, dit-il. Les nouveaux foyers au gaz polluent aussi. On devrait subventionner le retrait des anciens appareils. Je peux comprendre l’attachement émotif des gens, mais il faut comprendre les enjeux sur la santé. »
Avec la collaboration de William Leclerc, La PresseConsultez les travaux et recherches de l’INSPQ sur la qualité de l’airConsultez les effets de la pollution de l’air sur la santéLisez le rapport sur les impacts sur la santé de la pollution de l’air au CanadaConsultez le site du regroupement Familles pour l’air pur