Archives Mensuelles: août 2025
Poème d’une poétesse aînée
Mon corps est vieux
Quand je regarde mon corps, je le trouve vieux
Cependant, avec ma tête, je fais des envieux
Mes doigts si vite et si habiles à l’ordinateur
Ont maintenant besoin de médicament contre la douleur
Mes pieds m’ont amenée là où je voulais aller
Là, ils me disent arrête, nous devons nous reposer
Mon cœur s’affolait pour tous les garçons
Maintenant il s’affole quand je ne fais pas attention
Ma tête , je pense qu’elle est en santé
Je réussis toujours mes mots croisés
Avant, je faisais beaucoup de bicyclette
Maintenant j’apprivoise le diabète
Ma mère parlait de Cholestérol et d’Arthrite, pour moi, c’étaient des pays
Mais non, ce sont des maladies qui me compliquent la vie
Quand je sortais, je m’assurais d’avoir ma radio-cassettes
Maintenant, je m’assure d’avoir toutes mes pilules dans ma dosette
Je riais, je dansais, je courrais, je faisais des galipettes
Maintenant, je le fais si je suis près des toilettes
Je ne suis plus sur la garantie
Je m’en fous, j’ai du fun en titi
Mon cœur a beaucoup aimé, a beaucoup pleuré
Mon cœur continue de beaucoup aimer et quelquefois de pleurer
Des enfants et petits-enfants m’ont été donnés
C’est ce qui me fait rayonner tout au long des années
Avec ce corps qui m’a conduit là où je suis et que je trouve vieux
Je n’y changerais pas une ride, pas un pli pour rien de mieux!
Mme Tétreault,
Verdun
Dans le métro
Dans le métro…
1, 2, 3 de tomber
Chaussures mouiller descendent l’escalier mobile
Glissent et déséquilibrent
Aucun pour l’hôpital
Mais pour combien de temps?
Le métal fait mal
Toujours la vitesse
L’escalier régulier
Ciment rude, sécuritaire
Chaussures mouillées ou sèches
Elles gardent leur rythme
Belle descente
Aucune inquiétude
On avance à notre rythme
Elle est faite pour ça
Dans l’escalier mobile
On reste immobile
Personnes fatiguées
Couples et petite famille
Main dans la main
Dans l’escalier régulière
On bouge
L’ascenseur
Valises, poussettes, marchettes
Canes et chaises roulantes
Petits groupes
Hop, on descend
Hop, on monte
Alternative à l’escalier mobile
Pour aider davantage…
Agathe Melancon
Tout est pratique
Tout est pratique!
Les petits empilent les blocs de constructions
Des tours se construisent
Les grands insèrent l’un dans l’autre
Les morceaux de vaisselle
Plus dans moins dans l’espace
On débute par les vagues en dessin
On finit par des U
De l’imaginaire au concret
La vie se transforme
Les acquisitions se multiplient
La sagesse au cœur d’enfant
Créatrice de solutions
Amusons-nous d’apprendre et d’essayer!
Agathe Melançon
Une poétesse dans le Sud-Ouest
Agathe Melançon, membre de l’UNEQ, poétesse née en 1970, aime écrire depuis l’école primaire, publiée à compte d’auteur, en autoédition et rêve d’être publiée à compte d’éditeur. Pour en savoir davantage, lisez sa biographie dans : Recherche – L’Île
Vous pouvez vous procurer son dernier recueil de poésie Lignes aux librairies suivantes :
Librairie Livresse
2671 rue Notre-Dame Ouest
514 819-2274
L’Euguélionne
1426, rue Beaudry
514-970-5350
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Melançon, Agathe
Genre(s) littéraire(s) :Poésie
Notice biographique
Agathe Melançon est née le 28 novembre 1970 à Montréal.Elle a un D.E.C. ès Arts & Lettres du cégep Maisonneuve avec une mention pour la réussite du cours Communication & Médias.
Dans le cadre de son baccalauréat à l’Université du Québec à Montréal, elle prend comme cours optionnels ceux d’Initiation à l’écriture journalistique ainsi que Journalisme et société. Elle acquiert des éléments de gestion d’événement lors de ses cours en animation culturelle, qu’elle a mis en pratique plus tard pour organiser ses lancements de livres.
Depuis son secondaire 5, ses poèmes sont publiés dans divers journaux communautaires en commençant par le journal de la polyvalente Saint-Henri au cours de l’année scolaire 1987-1988, suivi de celui du Centre Plein l’air L’étincelle, Le journal l’Unité à l’Université du Québec à Montréal, Le canal (journal du POPIR, comité logement) et enfin dans L’Itinéraire magazine pour lequel elle est rédactrice-camelot.
Agathe Melançon a une écriture polyvalente passant de la poésie à la rédaction d’entrevues et la lettre d’opinion.Elle a également expérimenté le style du conte. En 2022, elle a participé à des ateliers d’écriture sur le thème des sens à la bibliothèque Marie-Uguay ainsi qu’un stage en journalisme à La Presse, grâce à un partenariat avec L’Itinéraire.
En 1987, lors de ses vacances d’été, elle a reçu le pseudonyme La Poétesse Rêveuse qu’elle a adopté pour signer plusieurs de ses textes.
Elle a lu ses poèmes à de nombreuses occasions depuis 1999, d’abord à Place aux poètes puis à Solovox, lors d’une vente trottoir sur Mont-Royal, à la fête du Québec dans son quartier, à la fête de quartier à Saint-Henri, lors du lancement de l’exposition Les foulards de la mémoire, lors des lancements du journal Le Canal et au micro ouvert de Poésie Partout. De plus, elle a lu un petit conte dans la classe de son fils quand il était au primaire.
Elle a un poème cloué dans la ruelle verte Sainte-Marie et un autre qui fait partie de l’exposition Les foulards de la mémoire qui se retrouve dans un album souvenir de témoignages du même nom ainsi que l’exposition).
Elle est l’une des 700 collaborateurs de la défunte revue Steak haché et a été publiée dans plusieurs publications telles que Lapsus, Carquois, Brimbelles, La compagnie à numéro.Elle a gagné le 2ème et le 3ème prix remis par LA VOIE POPULAIRE pour ses contes de noël deux années consécutives (1987 et 1988).
Lors de la FÊTE DES BÉNÉVOLES À STATION FAMILLE EN 2006, elle a été reconnue pour sa fidélité et pour son engagement dans les succès des activités de l’organisme.
Membre des MARDIS DE PORT-ROYAL, elle paraît dans le DICTIONNAIRE DES POÈTES D’ICI.
Agathe Melançon est également récipiendaire du Prix Claude-Brûlé (meilleur article actualité-société) pour son très pertinent reportage intitulé Après les coups, Édition du 15 mai 2022 dans la revue L’Itinéraire dans les prix de la rédaction 2022.